• Monnaie de classe en ULIS (monnaie intérieure) et contrat de travail

    Le plan de travail fonctionne pour la plupart des élèves, qui y voient du sens : "je sais ce que je vais/peux faire, j'ai du pouvoir sur ce que je vais faire". Le choix offert dans le plan permet aux élèves de se projeter.

    Oui mais voilà, en ULIS, j'ai cette année un nombre important d'élèves pour qui le choix est quelque chose de dangereux, ou d'inconnu. Ils ne s'impliquent pas, pas par mauvaise volonté. C'est juste qu'effectuer un choix leur est encore trop compliqué. Ce qu'ils gagnent en liberté, en pouvoir d'agir, leur est trop coûteux. Comme le jeu n'en vaut pas la chandelle à leurs yeux, ils n'essaient même pas, ou alors c'est pour me faire plaisir.

     

     

    Du coup, j'ai dû changer mon fusil d'épaule et reprendre un système que je n'avais pas utilisé depuis... 2008. La monnaie de classe.

     

    Principe :

    Les élèves ont un objectif par jour, un "contrat". Il est indexé  à leur groupe.

    - Bleus : 7 tâches à effectuer dans la journée pour gagner une paie

    - Verts et rouges : 6 tâches à effectuer pour gagner une paie

    - jaunes : 4 tâches à effectuer pour gagner une paie.

     

    Paye

    Lorsqu'ils ont rempli leur contrat (effectué sérieusement leur travail, sans le bâcler),  ils gagnent une barre.

    S'ils ont rempli leur contrat + 1 tâche : 2 barres 

    S'ils ont rempli leur contrat + 2 tâches  (ou plus) : 3 barres

    La paie est donc limitée à 3 barres par jour. 

     

    Magasin :

    Lorsqu'un élève capitalise 5 barres, je lui ouvre le magasin, où il peut s'acheter ce qu'il veut.

    Le stock du magasin est constitué de masques à colorier, d'objets publicitaires (stylos, carnets, sacs, ballons de baudruches...), de papeterie, de coloriages à commander.

     

     

    On pourra engager tous les débats que l'on veut, ce système a rencontré un franc succès. Je ne suis pas idéologiquement parlant pour ce système, les élèves travaillant pour être payés. Mais en fait, c'est toujours mieux que travailler pour me faire plaisir ou pour faire plaisir aux parents. Là, c'est pour eux mêmes. C'est déjà un pas vers ce que je voudrais atteindre.

    Les élèves (sauf 1, donc 12 sur 13) se sont mis à faire leur travail beaucoup plus sérieusement. Ils sont sensibles au fait d'avoir terminé leur contrat, accompli ce qui était demandé. Rares sont les jours où ils ne gagnent rien. Et encore, ce sont des jours où il y a eu des bouleversements d'emploi du temps qui n'ont pas permis d'avoir le temps nécessaire pour tout effectuer.

    La demande scolaire est pour eux plus lisible, plus explicite.

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