• voici un projet élaboré pour l'an prochain, si mes collègues sont partantes.

    Il concerne toute l'école.

    Projet une ludothèque à l'école : jeux de société

     

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  • J'ai parlé il y a quelques temps de la monnaie de classe que j'utilise dans l'ULIS, en référence aux tâches effectuées sur le contrat des élèves.

    Je propose aujourd'hui d'expliquer le fonctionnement desdits contrats. 

    Vers le plan de travail en ULIS : l'étape du contrat de travail

     

    Vers le plan de travail en ULIS : l'étape du contrat de travail

     

    Vers le plan de travail en ULIS : l'étape du contrat de travail

      

     Vers le plan de travail en ULIS : l'étape du contrat de travail

     

    Vers le plan de travail en ULIS : l'étape du contrat de travail

     

    Les contrats de travail sont nés du constat que la promotion d'élèves que j'ai eue cette année ne savait ni se projeter, ni faire des choix, même entre deux activités. Il m'est apparu urgent, pour continuer à travailler dans l'esprit de la pédagogie institutionnelle qui me tient tant à cœur, de trouver un outil qui permette aux élèves de devenir acteurs de leurs apprentissages, tout en respectant leur rythme.

    Chaque élève a son propre contrat, car les contrats prennent en compte le travail effectué en inclusion. 

    Les tâches sont symbolisées par des icônes, des photos ou les noms des classes.

     

    L'objectif de ces contrats est très simplement de :

    - mettre l'élève au travail (il peut gagner une paie)

    - permettre un retour métacognitif sur ce qui a été fait (et à fixer le métalangage, tant qu'à y être)

    - donner une éducation progressive à l'autonomie

     

    Fonctionnement : 

    Les élèves entourent au feutre effaçable les activités qu'ils ont terminées, au moment du changement de tâche ou au cours de la journée.  

    Aujourd'hui, c'est plutôt un moment qui est fait de 16h à 16h15, une tisane à la main...

     

     

    Evolution

    1/ J'ai beaucoup guidé en début de contrat :"là, nous venons de travailler sur..."" Là, nous avons fait..., alors on peut entourer...".

    Ce n'est plus le cas aujourd’hui. Les élèves font leurs bilans seuls ou par 2, et viennent me voir s'ils ont un doute.

    2/ J'ai laissé très (très) peu de choix au départ. Certains élèves, quand je les ai sentis prêts à se repérer seul et à prendre des initiatives, ont progressivement eu le choix entre 2 activités, puis 3.

    Certains n'ont plus de contrat maintenant, mais un plan de travail, car ils savent se projeter, faire des choix par eux même, dans une perspective de progression personnelle. 


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  • Pour une année de pratiques positives et bienveillantes

     

    Je commence d'ores et déjà à réfléchir sur mon groupe de l'an prochain.

    Je veux être ambitieuse en terme de bienveillance pour mes élèves. Je me rends compte que l'année scolaire est une aventure longue et difficile. Parfois, on en a assez de viser des valeurs  fortes, que l'on finit par trouver utopiques. Je me surprends même,  à certains moments de fatigue,  à tenir des propros aigris ou pas du tout sympas envers mes collègues ou mes élèves. 

    Pourtant, je suis persuadée que l'on peut vivre dans un monde plein de beauté si on sème des graines et si on entretien les valeurs que l'on a plantées.  Eh oui, je suis un bisounours et je l'assume.

     

    J'avais plein de projets en tête l'an dernier, en terme d'actions privilégiant le bien être à l'école. Je les avais collectionnés amoureusement... Mais j'en ai oublié une partie en cours de route, car j'ai toujours la tête dans le guidon.

     

    Alors j'ai cherché une solution pour persévérer malgré tout dans la posture bienveillance que je me suis fixée sans que cela me coûte trop d'efforts. Les ingrédients : deux valeurs privilégiées chaque mois, des actions-défis pour moi aussi, des idées d'action pour la classe. J'espère ainsi garder les idées en tête et rendre l'aventure d'un climat de classe apaisé plus simple et satisfaisant.

    J'ai donc jalonné l'année de différentes actions pour être sûre de rester dans une dynamique positive et apaisée. Je vous propose la trame de mon calendrier. Elle n'est encore qu'un projet, et je pense qu'elle sera suivie de la description de certaines actions, si cela vous intéresse.

    De nombreuses idées me viennent de  et de .

    La magnifique girafe me vient d'ici.

     

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  • Le plan de travail fonctionne pour la plupart des élèves, qui y voient du sens : "je sais ce que je vais/peux faire, j'ai du pouvoir sur ce que je vais faire". Le choix offert dans le plan permet aux élèves de se projeter.

    Oui mais voilà, en ULIS, j'ai cette année un nombre important d'élèves pour qui le choix est quelque chose de dangereux, ou d'inconnu. Ils ne s'impliquent pas, pas par mauvaise volonté. C'est juste qu'effectuer un choix leur est encore trop compliqué. Ce qu'ils gagnent en liberté, en pouvoir d'agir, leur est trop coûteux. Comme le jeu n'en vaut pas la chandelle à leurs yeux, ils n'essaient même pas, ou alors c'est pour me faire plaisir.

     

     

    Du coup, j'ai dû changer mon fusil d'épaule et reprendre un système que je n'avais pas utilisé depuis... 2008. La monnaie de classe.

     

    Principe :

    Les élèves ont un objectif par jour, un "contrat". Il est indexé  à leur groupe.

    - Bleus : 7 tâches à effectuer dans la journée pour gagner une paie

    - Verts et rouges : 6 tâches à effectuer pour gagner une paie

    - jaunes : 4 tâches à effectuer pour gagner une paie.

     

    Paye

    Lorsqu'ils ont rempli leur contrat (effectué sérieusement leur travail, sans le bâcler),  ils gagnent une barre.

    S'ils ont rempli leur contrat + 1 tâche : 2 barres 

    S'ils ont rempli leur contrat + 2 tâches  (ou plus) : 3 barres

    La paie est donc limitée à 3 barres par jour. 

     

    Magasin :

    Lorsqu'un élève capitalise 5 barres, je lui ouvre le magasin, où il peut s'acheter ce qu'il veut.

    Le stock du magasin est constitué de masques à colorier, d'objets publicitaires (stylos, carnets, sacs, ballons de baudruches...), de papeterie, de coloriages à commander.

     

     

    On pourra engager tous les débats que l'on veut, ce système a rencontré un franc succès. Je ne suis pas idéologiquement parlant pour ce système, les élèves travaillant pour être payés. Mais en fait, c'est toujours mieux que travailler pour me faire plaisir ou pour faire plaisir aux parents. Là, c'est pour eux mêmes. C'est déjà un pas vers ce que je voudrais atteindre.

    Les élèves (sauf 1, donc 12 sur 13) se sont mis à faire leur travail beaucoup plus sérieusement. Ils sont sensibles au fait d'avoir terminé leur contrat, accompli ce qui était demandé. Rares sont les jours où ils ne gagnent rien. Et encore, ce sont des jours où il y a eu des bouleversements d'emploi du temps qui n'ont pas permis d'avoir le temps nécessaire pour tout effectuer.

    La demande scolaire est pour eux plus lisible, plus explicite.


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